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LES TIQUES

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   LES TIQUES

 

font partie de l'ordre des Arachnides, comme les araignées et les acariens et sont octopodes [8 pieds].

Le fait qu'elles ne soient pas des insectes est important car il explique leur faible sensibilité à la plupart des insecticides.

Le réchauffement climatique a un impact significatif sur la prolifération des tiques à travers le Monde.

 

  • CYCLE DE VIE : 4 stades développementaux successifs : ŒUFLARVENYMPHEADULTE

 

Durée d'un cycle : 2 à 4 ans, dans des conditions normales. Ce cycle de vie peut varier de quelques mois à une dizaine d’année,   en fonction des conditions écologiques et climatiques ainsi que de la disposition des hôtes.

La métamorphose et la ponte se font respectivement à 8°C et 10-11°C.

 

OEUF           

- sur le sol

- taille = < au mm

 

→ LARVE

- taille : < au mm

- prés de leur lieu d'éclosion

- hexapode

- rongeurs, petits animaux,

 

NYMPHE

- taille : tête d'épingle, nourrie : 1 à 2mm

- sur la végétation, à - de 50cm de haut

- octopode

- chevaux : nez, joues, auge, membres

- taille = 5mm à jeun

 

→ ADULTE

- taille : 5mm à jeun

- perchées jusqu'à 1m50 de haut

- octopode

- chevaux : tête, poitrail, encolure,

ars, entrecuisse et parties génitales.

 

Pendant les 3 stades de développement les larves-nymphes-tiques n'effectuent chacune qu'un seul repas sur leur hôte [repas durant entre 2 à 15 jours], et le quitte une fois repues, en se laissant tomber sur le sol pour muer ou pondre.

 

Ce repas est indispensable aux larves et aux nymphes pour muer et passer au stade suivant. S'il n'a pas lieu, la tique peut rester au même stade de développement pendant longtemps.

 

Adulte, ce sont les femelles qui se nourrissent sur leur hôte. Après avoir été fécondées, au sol ou sur leur hôte, elles absorbent une dernière fois du sang [jusqu'à 200 fois leur poids] avant de retourner sur le sol  pour pondre entre 1.000 à 20.000 œufs, puis mourir. Les mâles meurent le plus souvent après la fécondation.

 

  • ACTIVITÉ :

 

Quelque soit leur stade de développement leur activité est maximale par des températures extérieures comprises entre 4-5 et 25°. Périodes propices : d'avril à octobre.

 

En deçà, et au-delà leur activité métabolique diminue : elles deviennent complètement léthargiques dans des conditions de températures plus extrêmes [<4-5°C ou >35°C ou en cas de sécheresse], cette phase est appelée "diapause".

La tique peut survivre entre -20°C (femelle adulte) et +41°C.

 

Réfugiées dans le sol, sous des feuilles, du bois mort, elles peuvent rester plusieurs mois sans manger, en attente de conditions plus clémentes. Elles n'ont besoin que d'eau qu'elles tirent de l'humidité de l'air.

 

On peut donc trouver des tiques, à chacun des stades de leur développement, tout au long de l'année.

 

  • CONTAMINATION :

 

Les animaux sauvages servent de "réservoirs à bactéries" (spirochètes ou autres). Les tiques, ainsi que les animaux sauvages sont insensibles aux bactéries et virus qui les habitent.

 

Les tiques se nourrissent du sang de ces animaux sauvages.

Elles vont sur les petits rongeurs quand elles sont jeunes puis sur les gros cervidés à l'âge adulte.

 

Lorsque l'animal sauvage est porteur de bactéries, la tique les aspire simultanément avec le sang et les stocke dans son système.

Si le repas suivant se fait sur un être humain ou un animal domestique (chiens, chats, chevaux, bétail), la tique va simplement lui transmettre lors de la piqûre la ou les différentes bactéries ou virus stockés dans son système, par exemple : les bactéries Borrelia Burgdorferi, Ehrlichia, Bartonellas, Babésias, Mycoplasmas ou le virus de la Méningo-encéphalite à tiques (MET) qui sont entre autre responsables de la piroplasmose ou babésiose, de la maladie de Lyme ou borréliose et de l'anaplasmose.

 

[Les tiques viennent se nourrir sur les oiseaux, restent accrochées sur eux pendant leur vol et sont ainsi transportées dans une région différente. Les tiques infectées vont ainsi contribuer à propager les infections.]

 

  • HÔTES :

                                                        

- Les larves parasitent de petits mammifères, notamment les rongeurs.

- Les tiques adultes parasitent des animaux plus gros que les larves.

- Les tiques des trois stades parasitent les mammifères de taille moyenne (lièvres) et de grande taille [cervidés, bétail, chevaux].

 

Les genres de tiques anciens [Ixodes et Haemophilus] ont une grande diversité d’hôtes : reptiles, rongeurs, lapins, moutons, chevaux, cervidés, homme, etc.

 

À l’inverse, pour les genres plus évolués [Dermacentor], le choix des hôtes est différent suivant le stade de développement.

 

- Dans les zones où le gibier ou le bétail est très présent, le nombre de tiques et celui de cas de borréliose de Lyme [la principale maladie transmise par les tiques] sont importants.

- Les petits mammifères, les oiseaux et les reptiles sont appelés « réservoirs » de la bactérie responsable de la maladie de Lyme (Borrelia burgdorferi), ils servent d’habitat et permettent sa diffusion.

- L’Homme n’est qu’un "hôte accidentel" car il ne lui permet pas de se rediffuser après le repas sanguin.

 

  • TECHNIQUE DE CHASSE :

                                 

La tique repère son hôte grâce aux récepteurs sensoriels (organe de Haller) qu’elle possède sur ses pattes antérieures.

 

Elle perçoit une variation de température ou de luminosité, les odeurs émises par l’hôte (dioxyde de carbone, ammoniaque) ainsi que des mouvements d'air, et les vibrations du sol lors des déplacements de ce dernier.

 

La tique ne saute pas : elle se laisse tomber et s’accroche en une fraction de seconde à la peau ou au pelage à l’aide de ses griffes dès que l’hôte frôle la plante qui la porte.

 

  • SYSTÈME D'ALIMENTATION :

 

À chaque stade de développement, la tique prend un unique repas de sang qui dure de 2 à 15 jours suivant l’espèce et le stade : larve, nymphe ou adulte femelle ; le mâle adulte ne se nourrit pas. Le repas sanguin le plus important est celui de la femelle adulte, car il précède la fécondation et la ponte.

 

- Une fois sur son hôte, les tiques se déplacent à la recherche d’un endroit où la peau est particulièrement fine, humide et vascularisées.

 

- Le rostre ou "Hypostome" pénètre progressivement dans l'épiderme de l'hôte, plus ou moins profondément, [aidé par leurs chélicères (pièces buccales coupantes), qui incisent la peau] pour y aspirer le sang libéré par les vaisseaux sanguins rompus.

 

- En même temps, leurs glandes salivaires sécrètent de nombreuses substances facilitant leur repas : anticoagulants, substances vasodilatatrices et enzymes qui vont liquéfier les tissus au niveau de la plaie.

 

- Ensuite, la tique produit une sécrétion salivaire particulière, une sorte de colle, et fabrique un manchon qui va se solidifier, pour relier le rostre à l’épiderme ["manchon hyalin", ou "cément").

La tique est donc bien ancrée à l’épiderme de l’hôte : c’est pourquoi pour ôter une tique, il est nécessaire de tourner la tique [à l’aide d’un « tire-tique] pour détacher le manchon hyalin et pour éviter d’arracher le corps de la tique en laissant le rostre dans la peau.

 

- La piqûre est indolore, la tique injectant également une substance analgésique.

 

 

C’est au cours de son repas que la tique risque de transmettre à son hôte des agents pathogènes si elle est infectée, et ce, quel que soit son stade de développement, car elle régurgite régulièrement du surplus liquidien :

 

- La tique alterne aspirations de sang et injections de sécrétions salivaires.

L’aspiration de sang et l’injection de salive s’accélèrent à la fin du repas [c’est-à-dire les dernières 24h sur 5 jours]

 

- La tique double de volume dans les dernières 24h. Il y a donc plus de risque de transmission d’agents pathogènes en fin de repas, c’est pourquoi il est préférable d’enlever toute tique le plus rapidement possible.

 

- En même temps, la tique injecte des substances anesthésiantes qui diminuent localement l’immunité de l’hôte.

 

- De plus, la tique concentre le sang au fur et à mesure qu’elle le prélève ; le volume de sang prélevé est environ le triple de celui du corps de la tique en fin de repas. Ce phénomène peut provoquer une anémie (manque de fer dans le sang) chez les animaux piqués par de très nombreuses tiques.

 

- En dehors de la transmission de diverses maladies, la piqûre de tique peut, par elle-même, être à l'origine d'une réaction inflammatoire locale parfois très prononcée.

 

  • COMMENT ENLEVER UNE TIQUE :

 

Toute agression de la tique, que ce soit par des produits chimiques (alcool, éther, huile,...), par la chaleur (briquet, allumette...), ou simplement par le fait de presser la tique avec les doigts ou une pince, peut provoquer une régurgitation de salive par la tique.

 

La salive de la tique pouvant-être contaminante, il est préférable de l'enlever proprement en tournant (il existe des pinces crochet spéciales tiques de 2 tailles), plutôt que d'utiliser les vieilles méthodes ; plus ou moins agressives pour la tique, qui peuvent augmenter de façon significative les risques de transmission de maladies suite à une morsure.

 

Après l'extraction une désinfection s'impose.

 

Si la tête de la tique reste accrochée dans la peau. Ce n'est pas très grave car les bactéries se trouvent dans le ventre arraché et non dans la tête. Bien désinfecter l'endroit où se trouve la tête. Il se formera une petite infection qui devrait guérir rapidement.

 

- Choisir le crochet le plus approprié en fonction de la taille de la tique

 

- Engager le crochet en abordant la tique sur le côté.

 

- Soulever très légèrement le crochet et tourner : la tique se détache d'elle-même après 2 ou 3 tours.

 

  • QUE FAIRE DE LA TIQUE ENLEVÉE :

 

Le plus simple est de coller la tique à l'intérieur d'un ruban adhésif, de le replier sur elle, et de jeter le tout dans une poubelle.

 

 

 

Eugénie Duc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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